Forehead Tittaes by Janae

10/03/2010 wewowy un commentaire

Elle a vraiment de très jolis yeux Marion Cotillard.

Shanghai, take me to your dealer!

Expo universelle de Shanghai, la suite !

On s’était quitté, sur un édito fleuve et une promesse : revenir vers vous avec un mix des projets architecturaux les plus originaux. On ne fait généralement des promesses que pour avoir le plaisir de ne pas les tenir, mais pour cette fois on fait un effort.

Ne comptez pas sur nous ici pour vous faire une présentation exhaustive de chaque pavillon avec des roughs en pagaille et du baratin technico-technique. On laisse ça aux spécialistes qui le feront bien mieux que nous, comme l’excellent site archdaily.com qui a développé tout un dossier sur Shanghai 2010, que nous vous conseillons vivement d’aller parcourir au lieu de lire la suite de cet article.

On vous aura prévenu…

De notre côté nous nous sommes plutôt attachés, avec la légèreté qui nous caractérise, à tenter de répondre à 2 questions fondamentales :

  • Qu’est-ce qui a bien pu inspirer les architectes dans la conception de leurs pavillons
  • Et surtout, qui est leur dealer?!

Car le moins que l’on puisse dire c’est que les archis de l’expo semblent en plein trip, comme emportés dans un tourbillon créatif qui frôle parfois le délire halluciné quasi psychédélique. Mais comment en est-on arrivés là?

Les architectes, hantés et fragilisés par l’angoisse de la page blanche, ont-ils cédé aux sirènes de ces marchands de rêve qui promettent de vous ouvrir les portes d’un monde luxuriant peuplé de couleurs, de formes et de matières parmi lesquelles on peut piocher à loisir? La pression de tout une nation qui s’en remet à vous, l’ultimatum créatif qui approche, l’obligation de faire du neuf avec de vieux pays qui tentent de se racheter une image ont-ils eu raison de leur raison? Qui sait? Les voies de la créativité sont impénétrables, fussiez-vous équipés d’une machette et d’une bonne paire de bottes.

Ce qui compte c’est le résultat, et pour le coup il est plutôt barré! Un sacré coup de blush donné à un événement qui commençait à avoir le teint un peu terne. Nous en tout cas on adhère et on adore, comme tout ce qui concourt à instiller un peu de folie dans un monde trop sérieux qui tend irrémédiablement vers l’aseptisation générale. Une chose est sûre, les 100 millions de terriens attendus à Shanghai pour l’exposition universelle risquent bien d’être victimes d’une hallucination collective.

Jugez plutôt.

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Roman porno japonais Vs. Deepthroat US

03/03/2010 KomaKo un commentaire

Katsuni, Rocco Siffredi, Marc Dorcel & co n’ont qu’à bien se tenir ! Les boogie nights et le studio Nikkatsu sont de retour. Back to 70s s’il vous plait !

On aime, on n’aime pas, mais ne serait-ce que par curiosité, deux collections DVD nous invitent à découvrir (ou redécouvrir pour certains d’entre vous, qui sait) les grands classiques du cinéma porno américain et japonais.

WildSide Video a remis à jour 10 petites merveilles de films X répartis en 2 thèmes :

L’âge d’or du X américain
L’âge d’or du roman porno japonais
A cette époque, le succès de Gorge Profonde et l’apparition du phénomène des « Boogie Nights » amènent certains producteurs à se lancer dans la production de films pornographiques. Debbie does Dallas, film culte de cette tendance en est la preuve.
4 films sont proposés dans cette collection comme Coed Fever, un film type college-comedy ou Odyssey, the ultimate trip plus underground. On parlerait de films kitchissimes à souhait aujourd’hui mais c’est la nostalgie qui reprend le dessus très rapidemment.
L’empire des Sens en toile de fond, cette série de 6 films passe en revue les tendances et attirances sexuelles du Japon des seventies : l’adolescence (L’école de la sensualité), l’adultère, la jalousie, la geisha (Osen la maudite), la quête du désir (La chambre noire)…
La plupart inspirés d’œuvres littéraires, ces films sont, à l’image du cinéma japonais, très bien réussis notamment visuellement.
Petit coup de coeur pour La Femme aux seins percés et sa référence à l’œuvre de Sade.

PS : les bandes-annonces n’étant pas disponibles, vous ne pourrez nous croire que sur parole (ou post) cette fois-ci.

La BO de la semaine – Saison 1 Episode 10

  • Electro
  • Pantha Du Prince - Black Noise

    Pantha Du Prince – Black Noise

    La pochette reflète très bien l’ambiance de ce disque entre techno biologique et downtempo hivernal. L’allemand fait également appel à Panda Bear d’Animal Collective pour un morceau psychédélique.

    A écouter en s’allongeant sur de la mousse humide.

  • Rock
  • Delphic - Acolyte

    Delphic – Acolyte

    Trio de Manchester, Delphic est la dernière sensation électro rock de Kistuné. De la bonne pop moderne teinté de sonorités 80ies produit par Ewan Pearson.

    A écouter pour se balader dans un capitale pluvieuse.

  • Hip-Hop
  • Themselves - Crownsdown

    Themselves – Crownsdown

    Après les épisodes rock psyché avec Subtle chez Lex, Themselves revient à son Hip-Hop indie noisy dans sa famille Anticon. Dose One pousse toujours les limites de son organe nasillard et Jel reste maitre des instru intestinaux.

    A écouter avant de se faire interner dans un hôpital psychiatrique.

  • Synth Pop
  • Desire - II

    Desire – II

    Do you know the difference between love and obsession? Between obsession and desire ? Desire de Montréal nous délecte de pop songs simples, douces et naïves.

    A écouter pour se noyer dans une pupille.

  • Intemporel
  • The Beatles - Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band

    The Beatles – Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band

    Hé Oui, ils devaient bien arriver un jour ceux là… pas vraiment besoin de les présenter, pas besoin non plus de décrire leur musique. Le disque que j’ai du écouter le plus souvent avec mon père (à moins que ce soit Dock of the Bay d’Otis Redding?).

    A écouter pour comater au son de Lucy in The Sky With Diamonds.

Se faire Musset

2010 est l’année des romantiques ! Eh oui, les JO de Vancouver, la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les Régionales ! Autant de raisons d’exprimer son « Moi » au travers d’événements riches en émotions extrêmes ! Aller jusqu’au bout de soi-même dans un effort transcendental, tester les limites de la nature et de notre pouvoir face à Dieu !

Et puis pour qui ne l’aurait pas encore lu ou entendu, il y a Chopin, dont le monde entier (occidental) célèbre le bicentenaire de sa naissance (un article lui sera d’ailleurs sûrement dédié sur le blog, on lui doit bien ça). Et puis encore plus loin, Alfred de Musset (1810 – 1857), aujourd’hui comme à sa mort, quelque peu oublié, son nom faisant pourtant partie de toutes les bibliothèques, évoquant des vers un peu mièvres, un peu faciles, souvent beaux parfois. Certes, ce dandy romantique adulé des femmes ne nait qu’à la fin de l’année (en décembre) mais on lui rend ici hommage dès maintenant, tellement sa poésie semble par moment assimilée à la période du printemps, célébration de l’amour, des jeunes filles en fleurs et des jeunes femmes, des élans passionnels… L’hiver rude précédant la météo de ces derniers jours nous y autorise.

Musset fût l’un des plus grands de son vivant, plus aimé du grand public encore que Hugo, dont les fougues mythologiques et les grandeurs des sentiments plaisaient surtout aux gardiens de la langue et des codes. En tout cas dans les premières années, car la solitude qui l’a tout le temps accompagné et qui a fait la force de sa poésie, a eu raison d’un tempérament indolent et veule, oisif à l’occasion. Passé les 30 ans, ses vers iconoclastes et provocateurs par leur simplicité voire leur vulgarité (de l’époque) déplaisaient déjà à la nouvelle génération de littéraires, qui considéraient l’art de l’écriture comme le fruit d’un travail minutieux. Baudelaire, Flaubert, puis plus tard Rimbaud lui en ont toujours voulu d’avoir désacralisé la fonction du poète.

Ce surdoué efféminé avait pourtant lui aussi à ses débuts initié un genre nouveau, et raillé ses aînés et leurs conventions, sur le mode de l’imitation, au ton sarcastique, mais sans jamais sacrifié le lyrisme de la poésie romantique.

Musset désinvolte, poète du « Je » romantique ramené au « je » de l’espace privé, à la petitesse du quotidien, a conquis son succès grâce à ses vers féminins ultra sensibles. C’est ce qui fait qu’il est encore aujourd’hui accessible à tous, et c’est effectivement cela qu’on pourrait lui reprocher. Mais n’est ce pas ça l’art ? Faire du grand à l’échelle du petit ? Toucher le maximum d’âmes en ayant tenté de les élever ?

Art ou pas, certains de ses vers continuent 2 siècles plus tard d’illustrer avec beauté et sans une ride nos sentiments les plus universels :

A Mademoiselle…

Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire,
Vous avez le fatal pouvoir
De nous jeter par un sourire
Dans l’ivresse ou le désespoir.

Oui, deux mots, le silence même,
Un regard distrait ou moqueur,
Musset
Peuvent donner à qui vous aime
Un coup de poignard dans le cœur.

Oui, votre orgueil doit être immense,
Car, grâce à notre lâcheté,
Rien n’égale votre puissance,
Sinon votre fragilité.

Mais toute puissance sur terre
Meurt quand l’abus en est trop grand,
Et qui sait souffrir et se taire
S’éloigne de vous en pleurant.

Quel que soit le mal qu’il endure,
Son triste sort est le plus beau.
J’aime encor mieux notre torture
Que votre métier de bourreau.

Mars 1839

En attendant l’article sur l’autre surdoué de son époque, et pour parfaire l’ambiance (post)romantique de ce milieu XIXème, une nocturne de Chopin peut donc être écoutée à la lecture des vers de Musset (de la Nuit de Mai par exemple pour boucler la boucle).

Verbatim Media Monster

Créez votre monstre sur Verbatim Media Monster et venez nous affronter l’un de nos 3 challengers.

La BO de la semaine – Saison 1 Episode 9

  • Electro
  • Four Tet - There is Love in You

    Four Tet – There is Love in You

    Four Tet délaisse (légèrement) son électronica downtempo pour nous faire découvrir ses talents de producteur house où des voix féminines sensuelles se mêlent aux lignes minimal groovy.

    A écouter pour regarder un jeu de lumière les yeux mis clos.

  • Pop
  • Miike Snow Miike Snow

    Miike Snow Miike Snow

    Playlisté justement par Vampire Weekend, ce trio américo-suédois nous offre une électro pop fraiche et sans complexe.

    A écouter pour prendre un escalator en sens inverse.

  • Hip-Hop
  • Zucchini Drive Shotgun Rules

    Zucchini Drive Shotgun Rules

    Mon petit coup de cœur depuis l’album Being Kurtwood, ces suédois (et oui encore) nous offrent gratuitement un trés bon album de Hip Hop teinté d’électro et de rock.

    A écouter pour regarder ses mains s’assécher.

  • Inclassable
  • RJD2 The Colossus

    RJD2 The Colossus

    RJD2 revient sur son propre label pour faire la synthèse des ses trois premiers albums avec du Hip Hop avec Illogic, de la pop avec Kenna ou Phonte Coleman et des instrumentaux groovy à base de samples.

    A écouter pour vous faire une idée de ce que ressent un eye liner dans un sac de fille.

  • Intemporel
  • Herbie Hancock Head Hunters

    Herbie Hancock Head Hunters

    Un grand merci à Guy Mariano qui m’a fait découvrir Herbie Hancock dans sa part dans la Mouse. Herbie Hancock s’éloigne du jazz classique pour se tourner vers le funk, la basse et le clavier groovy et les expérimentations à base de bouteilles.

    A écouter pour partir à la recherche de la casquette de sherlock holmes.

Aujourd’hui poésie

Et oui, un petit décalage de quelques jours pour « Vendredi poésie» , histoire de le faire coïncider avec ce jour de lovers. Oulala, on n’est même plus dans le « rien d’original»  mais bien au-delà ! ou bien en-deçà… à vous de juger.

Saint Valentin

On avait dit on l’fait pas

Pas pour nous

Nous on s’en fout

Rien ne se passa

On rigolait de tout

« Arrête, pas ça ! »

°°°

On s’l’était dit, rien n’y fait

Trop beau, trop pur

Trop peur, trop dur

D’un coup on doutait

Personne l’avouait

Qui l’envie en avait ?

°°°

On n’avait rien dit, rien fait

Mais j’voulais, tu disais

Tu m‘en aurais voulu

Et moi ça m’aurait plu

Tant pis pour les on dit

Il le fallait, il aurait fallu

°°°

On faisait ce qu’on ne disait

Mon envie me serrait

Impossible de passer

Au-delà, ça comprimait

Seul seuls on se sentait

Difficile de penser

°°°

On s’l’était pas dit, on l’a fait

Fut-ce dans un moment

Perdu, pendant, quand

Juste toi et moi un instant

Just another way

Pour nous le Valentine’s Day

°°°

de Timeno (dans la série « Ballades/Impressions» )