Shanghai, take me to your dealer!
Expo universelle de Shanghai, la suite !
On s’était quitté, sur un édito fleuve et une promesse : revenir vers vous avec un mix des projets architecturaux les plus originaux. On ne fait généralement des promesses que pour avoir le plaisir de ne pas les tenir, mais pour cette fois on fait un effort.
Ne comptez pas sur nous ici pour vous faire une présentation exhaustive de chaque pavillon avec des roughs en pagaille et du baratin technico-technique. On laisse ça aux spécialistes qui le feront bien mieux que nous, comme l’excellent site archdaily.com qui a développé tout un dossier sur Shanghai 2010, que nous vous conseillons vivement d’aller parcourir au lieu de lire la suite de cet article.
On vous aura prévenu…
De notre côté nous nous sommes plutôt attachés, avec la légèreté qui nous caractérise, à tenter de répondre à 2 questions fondamentales :
- Qu’est-ce qui a bien pu inspirer les architectes dans la conception de leurs pavillons
- Et surtout, qui est leur dealer?!
Car le moins que l’on puisse dire c’est que les archis de l’expo semblent en plein trip, comme emportés dans un tourbillon créatif qui frôle parfois le délire halluciné quasi psychédélique. Mais comment en est-on arrivés là?
Les architectes, hantés et fragilisés par l’angoisse de la page blanche, ont-ils cédé aux sirènes de ces marchands de rêve qui promettent de vous ouvrir les portes d’un monde luxuriant peuplé de couleurs, de formes et de matières parmi lesquelles on peut piocher à loisir? La pression de tout une nation qui s’en remet à vous, l’ultimatum créatif qui approche, l’obligation de faire du neuf avec de vieux pays qui tentent de se racheter une image ont-ils eu raison de leur raison? Qui sait? Les voies de la créativité sont impénétrables, fussiez-vous équipés d’une machette et d’une bonne paire de bottes.
Ce qui compte c’est le résultat, et pour le coup il est plutôt barré! Un sacré coup de blush donné à un événement qui commençait à avoir le teint un peu terne. Nous en tout cas on adhère et on adore, comme tout ce qui concourt à instiller un peu de folie dans un monde trop sérieux qui tend irrémédiablement vers l’aseptisation générale. Une chose est sûre, les 100 millions de terriens attendus à Shanghai pour l’exposition universelle risquent bien d’être victimes d’une hallucination collective.
Jugez plutôt.






