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	<title>Nothing is Original &#187; Timeno</title>
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	<description>&#34;Ce qui compte, ce n&#039;est pas d&#039;où viennent vos idées mais ce que vous en faites&#34; - Godard</description>
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		<title>Il est déjà trop tard&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 09:47:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Athénée]]></category>
		<category><![CDATA[oncle Vania]]></category>
		<category><![CDATA[Tchekhov]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[6 dernières représentations pour voir l’Oncle Vania : jusqu’au 30 octobre, vous avez encore le luxe de choisir votre jour. Première pièce du « Cycle Tchekhov » (oncle Vania, les trois sœurs et la cerisaie) proposé par l’Athénée en ce début de saison théâtrale, voilà un conseil de NIO pour un de ces soirs de « vacances ».

Une mise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>6 dernières représentations pour voir l’<strong><em><a title="Fiche pièce" href="http://www.athenee-theatre.com/programmation/fiche_spectacle.cfm/92450_oncle_vania.html" target="_blank">Oncle Vania</a> </em></strong>: jusqu’au 30 octobre, vous avez encore le luxe de choisir votre jour. Première pièce du « Cycle Tchekhov » (<em>oncle Vania</em>, <em>les trois sœurs</em> et <em>la cerisaie</em>) proposé par l’<a title="Athénée Théâtre" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">Athénée</a> en ce début de saison théâtrale, voilà un conseil de NIO pour un de ces soirs de « vacances ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2934  aligncenter" title="Herr Professor dans Oncle Vania" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/p92450_1.jpg" alt="Oncle Vania de Tchekhov à l'Athénée" width="400" height="300" /></p>
<p>Une mise en scène sobre et efficace, une distribution solide, crédible ; important quand on porte un texte sans véritable héros, mettant en jeu un bout de vie de personnes plus ou moins quelconques qui étalent leurs états d’âme. Le risque de s’ennuyer est grand, et pourtant non.</p>
<p>Parce qu’on ne se rend plus compte, mais en 1900, date de l’écriture de la pièce par un <a title="Bio Tchekhov" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Anton_Chekhov" target="_blank">Tchekhov</a> déjà très malade (il meurt des suites de sa tuberculose 4 ans plus tard), le théâtre commence tout juste à se libérer des dernières conventions et à suivre le courant réaliste et naturaliste installé dans la littérature depuis plus d’un demi siècle. Les spectacles se fondent désormais  sur des enjeux en apparence plus faibles, et relatent des faits de gens « ordinaires ».</p>
<p>Et c’est justement à partir des questionnements de ces gens si proches de nous, même un siècle après, que Tchekhov tire son universalité.</p>
<p>Le <a title="Résumé de la pièce plus explicite encore..." href="http://www.20h59.com/evenement/avec-robin-renucci-estelle-clement-bealem-judith-d-aleazzo-michele-gaulupeau-daniele-gautier-laurent-huon-sylvain-meallet-serge-lipszyc-rene-loyon-oncle-vania-athenee-theatre-louis-jouvet-paris-09-octobre-2010,256699" target="_blank">pitch</a> (largement recopié du texte de présentation de l’Athénée) :</p>
<p><span id="more-2931"></span></p>
<p>On pourrait résumer la pièce en ces 2 mots : trop tard. Trop tard pour Vania, en mal de reconnaissance, trop tard pour l’amour de la jeune Sonia et pour l’humaniste et médecin Astrov, peu à peu gagné par le cynisme. Mais trop tard aussi pour les forêts que les hommes abattent avec inconscience, ou pour l’aristocratie terrienne qui ne voit pas venir l’imminence de sa chute… Cependant, les protagonistes se prennent à croire que tout est encore possible le temps d’un été. Chacun va laisser éclater un morceau de sa vérité, de sa déception, de son désir. Une pièce qui rebondit sans cesse, de la contemplation au coup de tonnerre, du vaudeville au mélodrame, et où humour et mélancolie s’affrontent à armes égales. Une “<em>musique violente, âpre, rugueuse comme l’est la vie à la campagne</em>”, d’après le metteur en scène Serge Lipszyc.</p>
<p><img class="size-full wp-image-2935 alignleft" title="Tchekhov dans sa résidence à Melikhovo." src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/Chekhov_at_Melikhovo..jpg" alt="Chekhov_at_Melikhovo." width="214" height="307" /></p>
<p>Les réflexions engagées sont d’une surprenante actualité. Entre autres :</p>
<p>La nécessité de s’agiter plus que d’agir pour parvenir, d’un côté, et de l’autre, l’absurde destruction inéluctable de l’environnement par ceux qui en ont le plus besoin, avec pour cause l’ignorance…</p>
<p>Le parallèle avec notre époque est trop tentant pour ne pas l’évoquer. Ça pourrait faire penser par exemple aux propos d’un intellectuel, qui lors d’un documentaire sur la (non)pensée socialiste d’aujourd’hui intitulé « Après la gauche » (diffusé sur Planète ce week end), s’interrogeait sur la nature de notre modèle économique actuel qui selon lui détruit les 2 éléments fondamentaux qui le composent : la nature et le travail.</p>
<p>Bref, au-delà des considérations politiques, il y a un moment de vie à voir à l’Athénée.</p>
<p>Bonne pièce !</p>
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		<title>Un dimanche en l&#8217;air</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Aug 2010 16:33:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[dimanche]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour une fin de dimanche estival à Paris ou pendant l’apéro d’une soirée en vacances, ce titre (Day Ken died) de l’album de Mock &#38; Toof sorti avant l’été. Leur premier pour ces 2 producteurs british, après une série de remix et de releases démarrés en 2006. Tuning Echoes, l’album, sans prise de tête apparente, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour une fin de dimanche estival à Paris ou pendant l’apéro d’une soirée en vacances, ce titre (Day Ken died) de l’album de <strong><a href="http://www.myspace.com/mockandtoof" target="_blank">Mock &amp; Toof</a></strong> sorti avant l’été. Leur premier pour ces 2 producteurs british, après une série de remix et de releases démarrés en 2006. <em><a title="Album Mock &amp; Toof" href="http://www.deezer.com/listen-6334755" target="_blank">Tuning Echoes</a></em>, l’album, sans prise de tête apparente, nous emmène dans un monde protéiforme, multifacette ; se laisser aller reste encore la meilleure des choses face à ce son pop, électro, funky, synthé, eighties…</p>
<p>Tiens, j&#8217;ai envie de sautiller ! ou de siroter allongé&#8230;<br />
A écouter jusqu’au bout.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jPeA0shtaew&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="360" src="http://www.youtube.com/v/jPeA0shtaew&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Le printemps des poètes</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 23:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici enfin une belle occasion pour « Vendredi Poésie » de parler d’un événement national  et international ( ! ) qui lui est directement lié ! Devant cette aubaine, il paraissait évident à NiO de faire un peu de prosélytisme sur un thème cher à certains de ses auteurs,  même si cela devait être le dernier jour de ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici enfin une belle occasion pour « Vendredi Poésie » de parler d’un événement national  et international ( ! ) qui lui est directement lié ! Devant cette aubaine, il paraissait évident à NiO de faire un peu de prosélytisme sur un thème cher à certains de ses auteurs,  même si cela devait être le dernier jour de ce festival de poésie… – oui, en fait, depuis sa création en 1999, le Printemps des Poètes s’achève le premier jour de la saison des amours, une façon peut être de précéder le Renouveau par un questionnement.</p>
<p>Enfin l’important n’est pas là, puisqu’au final, ce Printemps de Poètes a certes le mérite d’exister et de promouvoir la poésie, mais ne mobilise quand même pas les foules, soyons honnêtes.</p>
<p>Bilan :</p>
<p>Un « site » dédié, <a href="http://www.printempsdespoetes.com/">www.printempsdespoetes.com</a>, bien ; quelques événements pas très visibles ni très compréhensibles, ok ; une promotion sur des radios peu écoutés, bon ; et des gros partenaires institutionnels (SNCF, Vinci, La Poste, RATP) qui relaient timidement l’info, pourquoi pas.</p>
<p>Seulement voilà, on ne peut pas se défaire de cette désagréable impression qu’une fois encore, sur ce genre d’événements, l’information nous est parvenue verticalement, sur des sujets traités de manière trop ésotérique.</p>
<p>Pas grave ! On se dit que l’idée est bonne ! Et qu’on va jouer le jeu nous aussi, même si la fête est théoriquement finie.</p>
<p>D’abord en donnant quelques définitions et citations autour du concept de poésie et de poète :</p>
<p><strong>« </strong><em>La poésie n’est pas incompréhensible, elle est inexplicable </em><strong>» </strong>Octavio Paz</p>
<p>« <em>La poésie est le lieu d’une expérience </em>» Rilke</p>
<p>« <em>Le poète doit avoir les mains dans le cambouis de l’existence humaine</em> » Louis Dubost</p>
<p><em>La poésie est une façon de traverser le monde, l’esprit ouvert, curieux, c’est s’interroger sur la complexité de la vie. La poésie est un lieu de forte implication où l’être se révèle.</em><strong><em> </em></strong></p>
<p>Ensuite, en apportant notre pierre à cette cabane, par ces quelques vers composés à l’occasion, en cohérence s’il vous plait avec le thème proposé cette année : « <em>Couleur femme »</em></p>
<p><em><span style="color: #ffffff;">°°°°</span></em></p>
<p><span style="color: #333333;">Sur un nuage<img class="alignright size-medium wp-image-2127" title="PRINTEMPS_DES_POETES" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/PRINTEMPS_DES_POETES-200x300.jpg" alt="PRINTEMPS_DES_POETES" width="200" height="300" /><br />
</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Un vent d’amour me pousse</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Lourd l’horizon, pas d’orage</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Elle, douce, douce !</span></p>
<p><span style="color: #333333;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Moi aussi, vague, toi, tant souffle</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Surfe et glousse, une image</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Pieds ancrés et perlés</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Dedans</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Placides ondées, docile mirage</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Flottant</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Sur les airs du bleu sage</span></p>
<p><span style="color: #333333;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Saoul nuage</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Moi je pousse</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Ta pluie visage</span></p>
<p><span style="color: #333333;"> Et me mousse</span></p>
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		<title>Se faire Musset</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 16:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Musset]]></category>
		<category><![CDATA[vendredi poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[2010 est l’année des romantiques ! Eh oui, les JO de Vancouver, la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les Régionales ! Autant de raisons d’exprimer son « Moi » au travers d’événements riches en émotions extrêmes ! Aller jusqu’au bout de soi-même dans un effort transcendental, tester les limites de la nature et de notre pouvoir face [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>2010 est l’année des romantiques ! Eh oui, les JO de Vancouver, la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les Régionales ! Autant de raisons d’exprimer son « Moi » au travers d’événements riches en émotions extrêmes ! Aller jusqu’au bout de soi-même dans un effort transcendental, tester les limites de la nature et de notre pouvoir face à Dieu !</p>
<p>Et puis pour qui ne l’aurait pas encore lu ou entendu, il y a <a title="Chopin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Chopin" target="_blank">Chopin</a>, dont le monde entier (occidental) célèbre le bicentenaire de sa naissance (un article lui sera d’ailleurs sûrement dédié sur le blog, on lui doit bien ça). Et puis encore plus loin, <a title="Musset" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_de_Musset" target="_blank">Alfred de Musset</a> (1810 – 1857), aujourd’hui comme à sa mort, quelque peu oublié, son nom faisant pourtant partie de toutes les bibliothèques, évoquant des vers un peu mièvres, un peu faciles, souvent beaux parfois. Certes, ce dandy romantique adulé des femmes ne nait qu’à la fin de l’année (en décembre) mais on lui rend ici hommage dès maintenant, tellement sa poésie semble par moment assimilée à la période du printemps, célébration de l’amour, des jeunes filles en fleurs et des jeunes femmes, des élans passionnels… L’hiver rude précédant la météo de ces derniers jours nous y autorise.</p>
<p>Musset fût l’un des plus grands de son vivant, plus aimé du grand public encore que Hugo, dont les fougues mythologiques et les grandeurs des sentiments plaisaient surtout aux gardiens de la langue et des codes. En tout cas dans les premières années, car la solitude qui l’a tout le temps accompagné et qui a fait la force de sa poésie, a eu raison d’un tempérament indolent et veule, oisif à l’occasion. Passé les 30 ans, ses vers iconoclastes et provocateurs par leur simplicité voire leur vulgarité (de l’époque) déplaisaient déjà à la nouvelle génération de littéraires, qui considéraient l’art de l’écriture comme le fruit d’un travail minutieux. Baudelaire, Flaubert, puis plus tard Rimbaud lui en ont toujours voulu d’avoir désacralisé la fonction du poète.</p>
<p>Ce surdoué efféminé avait pourtant lui aussi à ses débuts initié un genre nouveau, et raillé ses aînés et leurs conventions, sur le mode de l’imitation, au ton sarcastique, mais sans jamais sacrifié le lyrisme de la poésie romantique.</p>
<p>Musset désinvolte, poète du « Je » romantique ramené au « je » de l’espace privé, à la petitesse du quotidien, a conquis son succès grâce à ses vers féminins ultra sensibles. C’est ce qui fait qu’il est encore aujourd’hui accessible à tous, et c’est effectivement cela qu’on pourrait lui reprocher. Mais n’est ce pas ça l’art ? Faire du grand à l’échelle du petit ? Toucher le maximum d’âmes en ayant tenté de les élever ?</p>
<p>Art ou pas, certains de ses vers continuent 2 siècles plus tard d’illustrer avec beauté et sans une ride nos sentiments les plus universels :</p>
<p><span style="color: #808080;">A Mademoiselle…</span></p>
<p><span style="color: #808080;">Oui, femmes, quoi qu&#8217;on puisse dire,<br />
Vous avez le fatal pouvoir<br />
De nous jeter par un sourire<br />
Dans l&#8217;ivresse ou le désespoir.</span></p>
<p><span style="color: #808080;">Oui, deux mots, le silence même,<br />
Un regard distrait ou moqueur,</span><img class="alignright size-medium wp-image-1906" title="Musset" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/Musset-300x288.jpg" alt="Musset" width="300" height="288" /><span style="color: #808080;"><br />
Peuvent donner à qui vous aime<br />
Un coup de poignard dans le cœur.</span></p>
<p><span style="color: #808080;">Oui, votre orgueil doit être immense,<br />
Car, grâce à notre lâcheté,<br />
Rien n&#8217;égale votre puissance,<br />
Sinon votre fragilité.</span></p>
<p><span style="color: #808080;">Mais toute puissance sur terre<br />
Meurt quand l&#8217;abus en est trop grand,<br />
Et qui sait souffrir et se taire<br />
S&#8217;éloigne de vous en pleurant.</span></p>
<p><span style="color: #808080;">Quel que soit le mal qu&#8217;il endure,<br />
Son triste sort est le plus beau.<br />
J&#8217;aime encor mieux notre torture<br />
Que votre métier de bourreau.</span></p>
<p><em>Mars 1839</em></p>
<p>En attendant l’article sur l’autre surdoué de son époque, et pour parfaire l’ambiance (post)romantique de ce milieu XIXème, une <a title="Ballades et Nocturnes" href="http://www.deezer.com/listen-3073441" target="_blank">nocturne</a> de Chopin peut donc être écoutée à la lecture des vers de Musset (de la <a title="Nuit de Mai" href="http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alfred_de_musset/la_nuit_de_mai.html" target="_blank">Nuit de Mai</a> par exemple pour boucler la boucle).</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aujourd&#8217;hui poésie</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 19:42:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[vendredi poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Et oui, un petit décalage de quelques jours pour &#171;&#160;Vendredi poésie&#187;&#160;, histoire de le faire coïncider avec ce jour de lovers. Oulala, on n&#8217;est même plus dans le &#171;&#160;rien d&#8217;original&#187;&#160; mais bien au-delà ! ou bien en-deçà&#8230; à vous de juger.
Saint Valentin
On avait dit on l’fait pas
Pas pour nous
Nous on s’en fout
Rien ne se passa
On [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui, un petit décalage de quelques jours pour &laquo;&nbsp;Vendredi poésie&raquo;&nbsp;, histoire de le faire coïncider avec ce jour de lovers. Oulala, on n&#8217;est même plus dans le &laquo;&nbsp;rien d&#8217;original&raquo;&nbsp; mais bien au-delà ! ou bien en-deçà&#8230; à vous de juger.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Saint Valentin</strong></p>
<p>On avait dit on l’fait pas</p>
<p>Pas pour nous</p>
<p>Nous on s’en fout</p>
<p>Rien ne se passa</p>
<p>On rigolait de tout</p>
<p>« Arrête, pas ça ! »</p>
<p><span style="color: #ffffff;">°°°</span></p>
<p>On s’l’était dit, rien n’y fait</p>
<p>Trop beau, trop pur</p>
<p>Trop peur, trop dur</p>
<p>D’un coup on doutait</p>
<p>Personne l’avouait</p>
<p>Qui l’envie en avait ?</p>
<p><span style="color: #ffffff;">°°°</span></p>
<p>On n’avait rien dit, rien fait</p>
<p>Mais j’voulais, tu disais</p>
<p>Tu m‘en aurais voulu</p>
<p>Et moi ça m’aurait plu</p>
<p>Tant pis pour les on dit</p>
<p>Il le fallait, il aurait fallu</p>
<p><span style="color: #ffffff;">°°°</span></p>
<p>On faisait ce qu’on ne disait</p>
<p>Mon envie me serrait</p>
<p>Impossible de passer</p>
<p>Au-delà, ça comprimait</p>
<p>Seul seuls on se sentait</p>
<p>Difficile de penser</p>
<p><span style="color: #ffffff;">°°°</span></p>
<p>On s’l’était pas dit, on l’a fait</p>
<p>Fut-ce dans un moment</p>
<p>Perdu, pendant, quand</p>
<p>Juste toi et moi un instant</p>
<p>Just another way</p>
<p>Pour nous le Valentine’s Day</p>
<p><span style="color: #ffffff;">°°°</span></p>
<p><em>de Timeno (dans la série &laquo;&nbsp;Ballades/Impressions&raquo;&nbsp;)</em></p>
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		<title>Un succulent Werther</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 10:39:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une douceur mielleuse, une pâte que se mâche lentement, une crème onctueuse, une caresse apaisante… Rien de moins pour décrire cette sensation sonore et visuelle ressentie à Bastille lors de l’opéra de Massenet.
Ce n’est normalement pas l’usage de parler des interprètes en première partie d’article, mais bon, on est sur un blog pour s’octroyer quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une douceur mielleuse, une pâte que se mâche lentement, une crème onctueuse, une caresse apaisante… Rien de moins pour décrire cette sensation sonore et visuelle ressentie à Bastille lors de l’opéra de Massenet.</p>
<p>Ce n’est normalement pas l’usage de parler des interprètes en première partie d’article, mais bon, on est sur un blog pour s’octroyer quelques libertés et parler de ce qui nous touche réellement, sans censeur ! Les chanteurs donc, époustouflants, surtout le ténor allemand <a title="Jonas Kaufmann" href="http://www.jonas-kaufmann.com/" target="_blank">Jonas Kaufmann</a> dans le rôle titre ; son statut de star du moment s’est vu confirmé. Rarement on a vu spectacle aussi complet, avec des gens beaux, parfaits dans leur rôle et qui chantaient admirablement bien. Les superlatifs qui pourraient encenser leur prestation ne reflèteraient pas totalement le rendu émotionnel, le mieux étant de regarder les vidéos associées plus bas – l’événement avait été retransmis en direct sur Arte la semaine dernière.</p>
<p>L’opéra composé donc par le français <a title="Massenet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Massenet" target="_blank">Jules Massenet </a>(1842 – 1912) en 1892 reste fidèle à l’œuvre romantique au même titre de <a title="Goethe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Wolfgang_von_Goethe" target="_blank">Goethe</a>, dont est tiré le livret : du lyrisme exacerbé, l’exaltation du moi au travers d’une nature en miroir de Dieu, des élans passionnels conduisant au drame… Tout y est, et ce n’est pas pour déplaire, d’autant plus que l’histoire – pour une fois – n’est pas difficile à suivre : un bel homme, Werther donc, fin et instruit est amoureux d’une femme qui doit se marier avec un autre… Un bon gros Walt Disney avant l’heure quoi, sans le happy end. Massenet appuie les sentiments des amoureux par une musique délicate et magnifique, si douce et émouvante par moment, qu’on a l’impression de se faire masser l’âme.</p>
<p>Un instant de détente mélancolique en somme, que la mise en scène met bien en valeur. Simple, efficace, presque classique et austère sur certains tableaux, elle laisse toute la place à l’expression des émotions. En même temps, cette production du Royal Opera House (Covent Garden) mise à l’affiche par le nouveau directeur de l’opéra de Paris n’a rien laissé au hasard : <a title="Benoit Jacquot" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Jacquot" target="_blank">Benoît Jacquot</a> le cinéaste à la mise en scène, le monument <a title="Plasson" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Plasson" target="_blank">Michel Plasson</a> à la direction musicale et une distribution de rêve. La recette parfaite pour éclipser et faire oublier le fade Werther de la saison dernière.</p>
<p><img title="Kaufmann - Werther" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/Kaufmann-Werther.jpg" alt="Kaufmann - Werther" /></p>
<p>En attendant le DVD, quelques extraits si vous avez besoin d’une petite pause onirique au milieu de votre journée tumultueuse. Sinon, pour les acharnés, il y a toujours la possibilité de tenter d’obtenir une place pour la dernière de ce soir… Un conseil, allez faire la queue vers 17h30.</p>
<p><object width="600" height="364"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fnOHhGnbZsg&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/fnOHhGnbZsg&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="600" height="364"></embed></object></p>
<p><a title="Duo pourquoi me réveiller" href="http://www.youtube.com/watch?v=9dhZImP6bb8" target="_blank">Pourquoi me réveiller ? [version longue]</a></p>
<p><a title="Sortir avec moi !" href="http://www.youtube.com/watch?v=9ecR2m5LoS8" target="_blank">Tu ne veux toujours pas sortir avec moi ?</a></p>
<p><a title="O nature !" href="http://www.youtube.com/watch?v=nsTr1b6DY8o" target="_blank">Que tu es belle, Nature !</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Poésie, vendredi ?</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 23:23:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[galette]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[rois]]></category>
		<category><![CDATA[vendredi poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, nous voilà encore sur le fil du rasoir… Ce vendredi s’achève donc avec un autre de mes poèmes, dans la lignée des 2 précédents, mais de circonstance, ou presque.
La Galette des Rois

Oh Galette des Rois
Brille brille de tous tes éclats !
Soleil d’été en hiver
Pièce chaude dans l’atmosphère
Puise tu nous gavé un par un
De ta [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, nous voilà encore sur le fil du rasoir… Ce vendredi s’achève donc avec un autre de mes poèmes, dans la lignée des 2 précédents, mais de circonstance, ou presque.</p>
<p align="center"><strong>La Galette des Rois</strong></p>
<div align="center">
<p>Oh Galette des Rois<br />
Brille brille de tous tes éclats !<br />
Soleil d’été en hiver<br />
Pièce chaude dans l’atmosphère</p>
<p>Puise tu nous gavé un par un<br />
De ta douce et molle chair<br />
Qu’il ne nous en reste aucun<br />
Bourre, étouffe cet appétit d’enfer !</p>
<p>Rompez, croustillantes, luisantes<br />
Croûtes, en somme, appétissantes<br />
Toutes<br />
Les courtes secondes indolentes<br />
M’emplissent<br />
A la danse bien ronde<br />
Complice ma nouvelle ève<br />
A qui replante la fève<br />
Est-ce un Gaspard, un Melchior<br />
ou un petit Balthazar ?</p>
<p>Sache pour le savoir<br />
Le faire reluire<br />
Or et beauté<br />
Placé à côté<br />
Sans son, sans bruire<br />
Le désir d’y croire</p>
<p>Ephémères reines<br />
Pauvre<br />
Triomphe encore peine<br />
Ah mais c’est ça la part et puis s’en va<br />
Ah<br />
à<br />
A « Aller, muse moi et tire<br />
toi fête des Rois »</p>
<p>L’amour d’une volupté opaque<br />
Brise et bise souveraine<br />
Encercle l’instant cher pas que<br />
Convivial, gai, plus pérenne</p>
<p>Irrésistible vers<br />
Une galette, des Rois, rien, que pour moi.</p>
</div>
<div style="clear:both"></div>
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		<title>Nuit poésie</title>
		<link>http://www.nothingisoriginal.fr/happy-culture/nuit-poesie/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 00:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Melquiot]]></category>
		<category><![CDATA[Melquiot]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Aïe aïe aïe ! les douze coups de minuit ont déjà sonné, nous sommes samedi… vendredi poésie est finie… enfin, à nous de voir. Et si nous profitions de cette ambiance onirique pour faire de cette nuit notre instant poétique ? Il ne sera pas dédié cette fois-ci à quelques unes de mes strophes, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aïe aïe aïe ! les douze coups de minuit ont déjà sonné, nous sommes samedi… vendredi poésie est finie… enfin, à nous de voir. Et si nous profitions de cette ambiance onirique pour faire de cette nuit notre instant poétique ? Il ne sera pas dédié cette fois-ci à quelques unes de mes strophes, mais consacré à un vrai (enfin !) poète contemporain, également et initialement auteur dramaturge : <strong><a href="www.fabricemelquiot.com/" target="_blank">Fabrice Melquiot</a></strong>.</p>
<p>Alors je sais, aujourd’hui poésie rime souvent avec chianli, léthargie, « pff, tu m’ennuies ! »&#8230; Sa simple évocation nous rappelle ces âmes passionnées et clichées cent fois croisées, empruntes d’un lyrisme romantique désuet et exagéré. N’oublions pas que la force de la poésie réside dans sa capacité à dire l’indicible, à imager et rythmer si bien la sensation, qu’on en oublie presque les mots. Précision et concision dans une chanson intime, qui décrit le plus souvent la vision d’un monde, d’une vérité.</p>
<div style="float:left">
<p style="margin: 5px 20px 10px 0px"><img title="Fabrice Melquiot" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/47763_51-300x297.jpg" alt="Fabrice Melquiot" width="210" height="208" /></p>
</div>
<p>Le cas de Fabrice Melquiot semble confirmer le formidable ressort d’Actualité que recèle un poème, dans notre société qui demande constamment de l’instantanéité et de l’intensité émotionnelle. Son œuvre se met en scène la plupart du temps, ses vers servent à concevoir aussi bien des pièces de théâtre que des recueils poétiques, et puis, un poème se dit à voix haute, et s’il est accompagné de corps en mouvement, on approche l’art total. Dépassés les Boileau et Baudelaire, les Hugo et Rimbaud, la poésie est en vie ! Et relègue son avatar le Slam au rang de verbiage ! (ok, j’exagère un peu là… mais bon un peu d’emphase, de lyrisme !&#8230;)</p>
<div style="clear:both"></div>
<p><span id="more-1427"></span></p>
<p>A 37 ans, il a déjà reçu de nombreux prix, dont le prestigieux Prix Théâtre de l’Académie Française en 2008 pour l’ensemble de son œuvre, et connu une première consécration, quand sa pièce <em>Bouli Miro</em> a été sélectionnée par la <a href="http://www.comedie-francaise.fr/dev/index.php" target="_blank">Comédie Française</a> en 2002. Auteur associé au <a href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">Théâtre de la Ville</a>, il a plusieurs fois été à l’affiche de théâtres parisiens et provinciaux depuis le début de la saison, avec notamment <em>Wanted Petula</em>, 3<sup>ème</sup> volet de l’histoire de l’enfant Bouli Miro. Sa dernière création, <em>399 secondes</em>, se joue en ce moment au <a href="http://www.theatre-ouvert.net/hp.php" target="_blank">Théâtre Ouvert</a>, jusqu’au 6 février.</p>
<p>Pour illustrer tout ceci, voici donc un de ses poèmes, de circonstance :</p>
<div align="center">
<p><b>Song de ton oscillation</b></p>
<p><em>J’ai vidé le givre au revers de ta veste</em></p>
<p><em>L’hiver n’a pas fait un pli</em></p>
<p><em>Je voulais juste lâcher le leste</em></p>
<p><em>Du froid</em></p>
<p><em>Et de l’ennui</em></p>
<p><em>Me rapprocher tout bas</em></p>
<p><em>De ton épiderme</em></p>
<p><em>Finalement j’ai pris la veste</em></p>
<p><em>Mettons-y</em></p>
<p><em>Ton terme</em></p>
<p><em>A ma buée</em></p>
<p><em>Prenons le pli</em></p>
<p><em>Tu serais bien aimable de ne pas me noyer</em></p>
<p><em>Pas me geler</em></p>
<p><em>Mettons-y</em></p>
<p><em>Ton terme</em></p>
<p><em>A mon effroi</em></p>
<p><em>Prenons le pli</em></p>
<p><em>Me rapprocher de toi</em></p>
<p><em>J’y pense</em></p>
<p><em>Et puis</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Souffle sur mes mains</em></p>
<p><em>Contredis la saison</em></p>
<p><em>Lance ma pupille contre l’abandon</em></p>
<p><em>Souffle sur mes mains</em></p>
<p><em>De grâce</em></p>
<p><em>Je rêve si souvent</em></p>
<p><em>D’être ton oscillation</em>
</p>
</div>
<div style="clear:both"></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vendredi&#8230; c&#8217;est poésie ?</title>
		<link>http://www.nothingisoriginal.fr/happy-culture/vendredi-cest-poesie/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 14:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais d&#8217;abord, une bonne et joyeuse année 2010 !
Pour commencer cette nouvelle décennie, un petit &#171;&#160;poème&#187;&#160; (de ma composition)
La Venue
Une Ode toute prête,
Un pamphlet, un baiser,
Une sérénade, un péché,
Une ballade enflammée.
Les rires violets et forts
Irritent la pensée
Encore et encore
Dansons à l&#8217;éclatée
Ta face m&#8217;apparait vert
Mes mains blanches en saccadé
Ce son droit et glacé s&#8217;accélère
J&#8217;admire ton souffle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mais d&#8217;abord, une bonne et joyeuse année 2010 !</p>
<p>Pour commencer cette nouvelle décennie, un petit &laquo;&nbsp;poème&raquo;&nbsp; (de ma composition)</p>
<p style="text-align: center;"><strong>La Venue</strong></p>
<p style="text-align: center;">Une Ode toute prête,</p>
<p style="text-align: center;">Un pamphlet, un baiser,</p>
<p style="text-align: center;">Une sérénade, un péché,</p>
<p style="text-align: center;">Une ballade enflammée.</p>
<p style="text-align: center;">Les rires violets et forts</p>
<p style="text-align: center;">Irritent la pensée</p>
<p style="text-align: center;">Encore et encore</p>
<p style="text-align: center;">Dansons à l&#8217;éclatée</p>
<p style="text-align: center;">Ta face m&#8217;apparait vert</p>
<p style="text-align: center;">Mes mains blanches en saccadé</p>
<p style="text-align: center;">Ce son droit et glacé s&#8217;accélère</p>
<p style="text-align: center;">J&#8217;admire ton souffle écumé</p>
<p style="text-align: center;">Je continue à pourfendre l&#8217;air</p>
<p style="text-align: center;">Et toi de t&#8217;agiter.</p>
<p style="text-align: center;">Dors. Dors. Dors. Active le sort.</p>
<p style="text-align: center;">Est il encore temps de déclarer ?</p>
<p style="text-align: center;">Nos bouches insonores n&#8217;ont plus besoin de communiquer.</p>
<p style="text-align: center;">Tant mieux, c&#8217;est l&#8217;aurore,</p>
<p style="text-align: center;">Et l&#8217;heure d&#8217;aller se coucher.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Soudain, l&#8217;été dernier&#8230;</title>
		<link>http://www.nothingisoriginal.fr/happy-culture/soudain-lete-dernier/</link>
		<comments>http://www.nothingisoriginal.fr/happy-culture/soudain-lete-dernier/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timeno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Happy Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cartoucherie]]></category>
		<category><![CDATA[Soudain l'été dernier]]></category>
		<category><![CDATA[Tennessee Williams]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que Sébastian savourait son séjour à Cabeza de Lobo en compagnie de sa cousine Catherine, celui-ci est victime d’une atrocité inexplicable, le conduisant irrémédiablement à la mort. Et le seul témoin de ce drame, la cousine de ce poète dandy, Catherine, est déclarée folle après ce tragique incident…
Un pitch à suspense pour une pièce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Sébastian savourait son séjour à Cabeza de Lobo en compagnie de sa cousine Catherine, celui-ci est victime d’une atrocité inexplicable, le conduisant irrémédiablement à la mort. Et le seul témoin de ce drame, la cousine de ce poète dandy, Catherine, est déclarée folle après ce tragique incident…</p>
<p>Un pitch à suspense pour une pièce à suspense, toute en tension.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1104" title="Tennessee Williams - Soudain, l'été dernier 1" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/sd-1.jpg" alt="Tennessee Williams - Soudain, l'été dernier 1" width="290" height="290" /></p>
<p>La facilité serait d’aller à la cinémathèque et de louer (ou télécharger) le film au titre similaire inspiré de la pièce, sorti en 1959 avec Katharine Hepburn et Elizabeth Taylor (ce que je recommande d’ailleurs, mais dans un second temps). On y retrouverait les mêmes thèmes forts évoqués par Tennessee Williams : lobotomie, inceste, adolescentophilie, injustice sociale, décadence, folie… et la même puissance dramatique.</p>
<p>Mais allons au théâtre ! Confrontons-nous à l’humain ! Rien de tel qu’un spectacle en live. Et l’expérience est d’autant plus riche que la sortie s’effectue dans un cadre atypique. Je demande aux habitués ou blasés du théâtre de faire preuve de tolérance pour les quelques lignes qui suivent, mais je me dois de décrire cet ensemble particulier de théâtres, planté au milieu du Bois de Vincennes. La Cartoucherie est un ancien lieu de fabrication d’armes et de poudre, reconverti par Ariane Mnouchkine dans les années  70 en lieu de création théâtrale. Le drame de Tennessee Williams se déroule lui au théâtre de la Tempête. Parfait, me dis-je, pour illustrer le temps qui m’accompagnait le jour de la représentation : pluie et vent. Un chaleureux coin buvette/cafette permet heureusement d’attendre au chaud. Ambiance décontractée et bobo dans un lieu impromptu.</p>
<p>Le parti pris du metteur en scène René Loyon est relativement sobre. Un peu de mobilier bourgeois pour signifier l’intérieur cossu de la demeure de la mère, une toile aux couleurs changeantes illustrant ce jardin tropical dense. Une tension croissante appuyée par une « musique » aux bruits sourds et bizarres renforce notre sentiment de malaise.</p>
<p>Nous sommes au milieu des années 30, dans une Louisiane étouffante, et la mère du poète, quelques mois après sa mort, fait venir un médecin psychiatre pour examiner Catherine, sortie exceptionnellement de la « maison de repos » dans laquelle on l’a enfermée après le drame. Cette riche mère omnipotente nourrit l’idée de faire taire définitivement la cousine, au récit encombrant et insupportable…</p>
<p><img class="size-full wp-image-1105   alignleft" title="Tennessee Williams - Soudain, l'été dernier 2" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/sd-2.jpg" alt="Tennessee Williams - Soudain, l'été dernier 2" width="290" height="290" /> <img class="alignnone size-full wp-image-1106" title="Tennessee Williams - Soudain, l'été dernier 3" src="http://www.nothingisoriginal.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/sd-3.jpg" alt="Tennessee Williams - Soudain, l'été dernier 3" width="290" height="290" /></p>
<p>L’auteur a mis de lui-même dans ce drame, des bouts de sa vie personnelle qu’il semblait digérer difficilement ; le propos persuasif de cette pièce tient dans le fait que les sujets théoriquement lourds évoqués dans l’œuvre, s’entremêlent intelligemment, brouillent les pistes, et nous présentent des valeurs inversés, un contre ordre dérangeant. De ce refus catégorique de voir, de considérer la vérité, émerge toute la puissance de questions normalement triviales : ne serait ce pas les fous qui ont raison ? Et si l’ordre des choses n’était pas le bon ? Quelle est la nature de nos pulsions, de nos folies ?</p>
<p>Pour servir ce texte, des comédiens convaincants, bien dans leur rôle. On aurait peut être préféré une Catherine encore plus nuancée, plus contrastée, plus border line… toute la difficulté de la folie…</p>
<p>Tennessee Williams est à l’honneur cette année dans plusieurs théâtres parisiens, notamment avec « La Ménagerie de Verre » au Théâtre d’Aubervilliers (qui vient de se terminer), et une création à l’Odéon à partir de « Un tramway nommé désir ». Peut être un signe que les marginaux, les excès de la société, les désemparés, tous ces thèmes chers au poète et dramaturge américain, connaissent un regain d’intérêt.</p>
<p><em> Pour info et aller plus loin :</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Soudain, l&#8217;été dernier&raquo;&nbsp; au <a href="http://www.la-tempete.fr" target="_blank">théâtre de la Tempête</a>, jusqu&#8217;au 13 décembre</p>
<p>&laquo;&nbsp;Suddenly, Last Summer&raquo;&nbsp; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=AEtxxpohPtU&amp;translated=1" target="_blank">le trailer</a> du film</p>
]]></content:encoded>
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