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Archives pour la catégorie ‘Happy Culture’

How to make it in America (HTMIIA)

08/04/2010 Ceiar un commentaire

Alors que la guerre des séries fait rage entre producteurs, d’un côté Show Time (Dexter, Californication et Weeds), et de l’autre, HBO (Sopranos, Entourage), qui nous offre son dernier né, How To Make It In America.
Une BO qui fait taper du pied, (Rolling Stones, Tribe Called Quest…), un Kid Cudi qui endosse bien la casquette d’acteur, un scénario bien ficelé, un New York bien filmé, bref, un cocktail qui fonctionne.
On aime bien chez NIO, à découvrir vite !
On vous laisse donc sur le clip du générique, music by Aloe Blacc, I need a dollar.

Génération Moi / Je

05/04/2010 Onito un commentaire

Ondulation rue Charlot, à la recherche d’un bistrot où boire de tout mon soûl le plaisir d’être enfin en week-end. A peine installé café du marché des enfants rouges, mon regard est attiré par une multitude de photos alignées sur le mur, là dehors dans la rue. Le mojito attendra, je ressors.

expo moi je 2

Gabriel Buret, étudiant en cinéma, est à l’origine de cette exposition sauvage qui nous interroge sur la façon dont on se représente soi-même sur un espace aussi ouvert qu’Internet. L’artiste met en scène cette nouvelle forme d’exhibitionnisme à laquelle nous nous adonnons en publiant nos photos sur le web, que ce soit sur Facebook, Myspace, ou sur nos blogs.

Sur le mur de la rue Charlot, 700 photos de vous, prises sur le net et regroupées en 10 thèmes selon les mots-clefs tapés sur Google par Gabriel : moi et mon chien, moi et ma voiture, moi et mon premier poisson, moi à travers ma web cam…

- Je poste donc je suis - L’homme moderne semble avoir besoin qu’on le magnifie dans ce qu’il a de différent. Pourtant l’uniformité évidente des prises de vue trouvées sur les pages perso du net traduit une certaine codification de notre représentation sur le web.

Photos volées ? Atteinte caractérisée à la vie privée? Pas vraiment. Ces photos, nous les mettons librement à la disposition de tous. Gabriel, comme il le dit, les a juste « récupérées et inventoriées ». Cette démarche pose donc clairement la question du droit à l’image sur le web. Des millions de sites et de blogs gravitent sur la toile, bien souvent abandonnés et oubliés de tous. Mais les photos, elles, résistent à l’épreuve du temps et s’entassent. A qui appartiennent vraiment ces images ? Facebook par exemple, aurait tous les droits sur les photos que vous mettez en ligne, et ceci pour toujours, quoi que vous fassiez.

Alors allez vite faire un tour rue Charlot. Vous découvrirez peut-être que de votre wall Facebook à un mur de Paris,  il n’y a qu’un click. Un click sur le bouton « imprimer » de l’ordinateur de quelqu’un que vous ne connaissez même pas.

Moi en expo images

Ne tardez pas, les photos dans la vraie vie, et à plus forte raison quand elles sont accrochées sur un mur au mois d’avril, sont vite rattrapées par le temps qui passe.

Photos : Onito

LOGORAMA – Welcome to paradise

Parce qu’on ne pouvait pas ne pas mettre ce film, français, primé aux oscars !
Chapeau bas à l’équipe de H5, pour ce projet abouti.

Logorama from Marc Altshuler – Human Music on Vimeo.

Le printemps des poètes

Voici enfin une belle occasion pour « Vendredi Poésie » de parler d’un événement national  et international ( ! ) qui lui est directement lié ! Devant cette aubaine, il paraissait évident à NiO de faire un peu de prosélytisme sur un thème cher à certains de ses auteurs,  même si cela devait être le dernier jour de ce festival de poésie… – oui, en fait, depuis sa création en 1999, le Printemps des Poètes s’achève le premier jour de la saison des amours, une façon peut être de précéder le Renouveau par un questionnement.

Enfin l’important n’est pas là, puisqu’au final, ce Printemps de Poètes a certes le mérite d’exister et de promouvoir la poésie, mais ne mobilise quand même pas les foules, soyons honnêtes.

Bilan :

Un « site » dédié, www.printempsdespoetes.com, bien ; quelques événements pas très visibles ni très compréhensibles, ok ; une promotion sur des radios peu écoutés, bon ; et des gros partenaires institutionnels (SNCF, Vinci, La Poste, RATP) qui relaient timidement l’info, pourquoi pas.

Seulement voilà, on ne peut pas se défaire de cette désagréable impression qu’une fois encore, sur ce genre d’événements, l’information nous est parvenue verticalement, sur des sujets traités de manière trop ésotérique.

Pas grave ! On se dit que l’idée est bonne ! Et qu’on va jouer le jeu nous aussi, même si la fête est théoriquement finie.

D’abord en donnant quelques définitions et citations autour du concept de poésie et de poète :

« La poésie n’est pas incompréhensible, elle est inexplicable » Octavio Paz

« La poésie est le lieu d’une expérience » Rilke

« Le poète doit avoir les mains dans le cambouis de l’existence humaine » Louis Dubost

La poésie est une façon de traverser le monde, l’esprit ouvert, curieux, c’est s’interroger sur la complexité de la vie. La poésie est un lieu de forte implication où l’être se révèle.

Ensuite, en apportant notre pierre à cette cabane, par ces quelques vers composés à l’occasion, en cohérence s’il vous plait avec le thème proposé cette année : « Couleur femme »

°°°°

Sur un nuagePRINTEMPS_DES_POETES

Un vent d’amour me pousse

Lourd l’horizon, pas d’orage

Elle, douce, douce !


Moi aussi, vague, toi, tant souffle

Surfe et glousse, une image

Pieds ancrés et perlés

Dedans

Placides ondées, docile mirage

Flottant

Sur les airs du bleu sage


Saoul nuage

Moi je pousse

Ta pluie visage

Et me mousse

Tribute to How I Met You Mother (HIMYM)

« Suit up» , « Awesome» , « Phone five» , « Legend…wait for it…wait for it…dary…» , « Scubadiver» , « Naked man» , « Slapsgiving» , « I’m going to read a magazine» … Voici quelques phrases représentatives de cette série désormais culte.

Une série mythique à l’écran et en dehors, car les scénaristes ont compris l’importance de l’environnement d’un contenu vidéo, et l’utilise à leur avantage, en donnant vie sur la toile aux personnages de la série, à ceux inventés au sein même de la série… Une jolie mise en abime qui nous permet de découvrir les techniques de drague de Barney sur les blogs , ou encore Robin en chanteuse myspace… une belle idée marketing !

Impossible de décrire avec précision l’ensemble des atouts de HIMYM, mais chez NiO nous ne jurons que par eux, et essaieront, un jour, la « naked man»  technique, la « perfect week» , ou encore le « scubadiver» .

La seule façon pour nous de leur rendre hommage , c’est de vous en montrer un footage !!

Je suis dans un container, Spike !

Avec un peu de retard, car cela a commencé depuis le 17 mars, vous pouvez voir un court métrage de Spike Jonze intitulé I’m here dans un endroit assez original : un container.

En effet, une salle de 14 places dans container customisé est installée sur le parvis de Centre Pompidou jusqu’au 29 mars 2010.

En partenariat avec une célèbre boisson « vodkaisée » (dont on ne citera le nom pour ne pas sponsoriser la débauche sur NiO), vous assisterez au court métrage « I’m here » de Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich, Max et les maximonstres). Une belle et émouvante histoire d’amour entre robots présentée au festival de Sundance 2010.

Jugez par vous-même :

Pour plus d’info sur ce film, c’est sur I’m here

Séance gratuite toutes les 45minutes.
Réservation sur place.
Séance de rattrapage prévu au 104 du 4 au 16 mai 2010.
S’en suivra, pour nos nombreux lecteurs de province, une tournée dans les grandes villes.

Ils s’étaient donné rendez-vous dans 10 ans sur « young me now me» 

C’est toujours amusant de voir comment les gens vieillissent. Parfois la ressemblance est frappante, parfois on se demande ce qui a pu arriver pour que les visages changent autant. Évolution naturelle, poids de certains événements… On ne sait jamais, mais qui ne s’est jamais fait ce genre de réflexion en tombant sur une vieille photo de pote, de copine, de ses parents même, « à l’époque» .

Ce site a poussé l’idée au bout en proposant d’uploader une photo de vous « jeune»  et une photo de vous maintenant.
Je sais pas vous mais moi j’ai scotché pendant 5 bonnes minutes.

Quelques extraits dans la suite.

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Shanghai, take me to your dealer!

09/03/2010 Onito un commentaire

Expo universelle de Shanghai, la suite !

On s’était quitté, sur un édito fleuve et une promesse : revenir vers vous avec un mix des projets architecturaux les plus originaux. On ne fait généralement des promesses que pour avoir le plaisir de ne pas les tenir, mais pour cette fois on fait un effort.

Ne comptez pas sur nous ici pour vous faire une présentation exhaustive de chaque pavillon avec des roughs en pagaille et du baratin technico-technique. On laisse ça aux spécialistes qui le feront bien mieux que nous, comme l’excellent site archdaily.com qui a développé tout un dossier sur Shanghai 2010, que nous vous conseillons vivement d’aller parcourir au lieu de lire la suite de cet article.

On vous aura prévenu…

De notre côté nous nous sommes plutôt attachés, avec la légèreté qui nous caractérise, à tenter de répondre à 2 questions fondamentales :

  • Qu’est-ce qui a bien pu inspirer les architectes dans la conception de leurs pavillons
  • Et surtout, qui est leur dealer?!

Car le moins que l’on puisse dire c’est que les archis de l’expo semblent en plein trip, comme emportés dans un tourbillon créatif qui frôle parfois le délire halluciné quasi psychédélique. Mais comment en est-on arrivés là?

Les architectes, hantés et fragilisés par l’angoisse de la page blanche, ont-ils cédé aux sirènes de ces marchands de rêve qui promettent de vous ouvrir les portes d’un monde luxuriant peuplé de couleurs, de formes et de matières parmi lesquelles on peut piocher à loisir? La pression de tout une nation qui s’en remet à vous, l’ultimatum créatif qui approche, l’obligation de faire du neuf avec de vieux pays qui tentent de se racheter une image ont-ils eu raison de leur raison? Qui sait? Les voies de la créativité sont impénétrables, fussiez-vous équipés d’une machette et d’une bonne paire de bottes.

Ce qui compte c’est le résultat, et pour le coup il est plutôt barré! Un sacré coup de blush donné à un événement qui commençait à avoir le teint un peu terne. Nous en tout cas on adhère et on adore, comme tout ce qui concourt à instiller un peu de folie dans un monde trop sérieux qui tend irrémédiablement vers l’aseptisation générale. Une chose est sûre, les 100 millions de terriens attendus à Shanghai pour l’exposition universelle risquent bien d’être victimes d’une hallucination collective.

Jugez plutôt.

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