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Archives pour la catégorie ‘Sweet Art’

Un peu de soleil : Devendra Banhart at the Rainbow House

Moins riche visuellement et musicalement que le clip de El Guincho, un petit clip plein de soleil pour vous remonter le moral en ce mercredi tout gris.

Influencers by R+I Creative

Influencers ? Trend setters ? Early Adpoters ? Creative people ?

Bien qu’une approche de la publicité fondée sur le storytelling et l’innovation ne relève pas du concept révolutionnaire, l’agence R+I Creative nous propose un point de vue convaincant, à travers cette série d’interviews qui à toute sa place sur Nothing is Original.

Retrouvez l’intégralité du film sur le site Influencers

Todor et Petru : la bonne claque du lundi

Une petite vidéo faite par 2 étudiants des Gobelins lors d’un stage (!) chez Wizz productions. Enjoy.

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El Guincho – Bombay. Érotique, inspiré, perturbant…

Une bonne claque pour bien commencer la semaine…

EL GUINCHO | Bombay from MGdM | Marc Gómez del Moral on Vimeo.

Le sens des mots

Et si nous parlions un peu du sujet de discussion préféré des français : la météo.
La météo c’est le sujet banal mais efficace, sur lequel il y assez peu de risque que votre interlocuteur n’ait pas d’avis.

D’ailleurs vous l’avez tous remarqué, en ce mois d’août de l’automne 2011, le temps fait beaucoup parler de lui. Du coup, nous chez NIO, on se dit que si y’a plus de saison, on a le droit de poster du vendredi poésie mais le mardi… Vous suivez ? Non ? Tant pis…

Regardez plutôt, vous comprendrez mieux le titre de l’article.

Création : Everynone. Allez voir ce qu’ils font, c’est pas mal.

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Au suivant

 
Je glisse en automatique, les pieds bien calés dans les rails. Si mes jambes me portent, je ne les sens pas. Qu’importe, je sais où mènent mes pas. Ma vie est chronométrée, millimétrée, rien ne vient perturber mon trajet, jamais.

« J’avais juste vingt ans et nous étions cent vingt à être le suivant de celui qu’on suivait»

Au suivant. M me murmure du Brel à l’oreille. Absent, je n’y prête pas attention. Alors que le train s’ébranle, je monte le son machinalement, pour couvrir le bruit de la journée qui commence. Arracher un sursis à tout prix, grappiller quelques minutes d’intimité phonique. Une barrière hermétique entre moi et le monde.

- Aiguillage -

Signal lumineux, les portes du RER se referment derrière moi. Mes pieds ne quittent pas les rails pour autant. L’escalier mécanique m’extirpe du ventre de la terre – rester bien à droite, les pieds sur le sol, tenir la main courante, suivre les autres – Puis il y a le ciel, gris souvent, bleu parfois, loin toujours. Je me dis que quelqu’un quelque part doit programmer sa couleur chaque matin.

- Aiguillage -

Les rails toujours, parallèles invariablement. Je traverse indifférent cette cité idéale, minimale et symétrique. Ce quartier minéral, à l’esthétique géométrique.

“Moi j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse ou alors un sourire ou bien avoir le temps. Au suivant ”

- Aiguillage -

Je trouve ma place dans le flux qui grossit. A cette heure-ci pas de reflux, les rails ne vont que dans un sens. La marée envahie l’esplanade, alimentant les recoins les plus isolés en cols blancs trop bien rasés, jusqu’à l’étal. Puis tout basculera. La marée se retirera, découvrant la dalle dans son dénuement abstrait. Pour l’heure, je me laisse porter par le courant. Je sais ce que j’ai à faire, comme les autres je suis programmé.

- Aiguillage -

Le trafic se fait plus dense, les embranchements se multiplient, des colonnes continues d’ouvriers bifurquent et disparaissent, happées par des carrés, des rectangles, des cylindres, des triangles qui se perdent dans les nuages. A l’approche du butoir, la musique monte d’un cran, les paroles prophétiques, résonnent comme un sermon.

“Tous les suivants du monde devraient s’donner la main, voilà ce que la nuit je crie dans mon délire”

Mais comme chaque matin, la chanson s’arrête avant la fin, quand le sas de sécurité de mon quadrilatère passe au vert.

Au suivant

 

Vidéo : Mosaïque urbaine #2

Musique : M – Au suivant

Vendredi poésie : « bless»  by kira Kira

Le vendredi, vous le savez tous, c’est poésie.
On vous dégotte donc du petit clip bien réalisé au lyrisme envoutant.
Ne fermez surtout pas les yeux, mais détendez-vous, et laissez vous emporter par le côté onirique du clip et la voix soyeuse de la chanteuse.

Génération Moi / Je

05/04/2010 Onito un commentaire

Ondulation rue Charlot, à la recherche d’un bistrot où boire de tout mon soûl le plaisir d’être enfin en week-end. A peine installé café du marché des enfants rouges, mon regard est attiré par une multitude de photos alignées sur le mur, là dehors dans la rue. Le mojito attendra, je ressors.

expo moi je 2

Gabriel Buret, étudiant en cinéma, est à l’origine de cette exposition sauvage qui nous interroge sur la façon dont on se représente soi-même sur un espace aussi ouvert qu’Internet. L’artiste met en scène cette nouvelle forme d’exhibitionnisme à laquelle nous nous adonnons en publiant nos photos sur le web, que ce soit sur Facebook, Myspace, ou sur nos blogs.

Sur le mur de la rue Charlot, 700 photos de vous, prises sur le net et regroupées en 10 thèmes selon les mots-clefs tapés sur Google par Gabriel : moi et mon chien, moi et ma voiture, moi et mon premier poisson, moi à travers ma web cam…

- Je poste donc je suis - L’homme moderne semble avoir besoin qu’on le magnifie dans ce qu’il a de différent. Pourtant l’uniformité évidente des prises de vue trouvées sur les pages perso du net traduit une certaine codification de notre représentation sur le web.

Photos volées ? Atteinte caractérisée à la vie privée? Pas vraiment. Ces photos, nous les mettons librement à la disposition de tous. Gabriel, comme il le dit, les a juste « récupérées et inventoriées ». Cette démarche pose donc clairement la question du droit à l’image sur le web. Des millions de sites et de blogs gravitent sur la toile, bien souvent abandonnés et oubliés de tous. Mais les photos, elles, résistent à l’épreuve du temps et s’entassent. A qui appartiennent vraiment ces images ? Facebook par exemple, aurait tous les droits sur les photos que vous mettez en ligne, et ceci pour toujours, quoi que vous fassiez.

Alors allez vite faire un tour rue Charlot. Vous découvrirez peut-être que de votre wall Facebook à un mur de Paris,  il n’y a qu’un click. Un click sur le bouton « imprimer » de l’ordinateur de quelqu’un que vous ne connaissez même pas.

Moi en expo images

Ne tardez pas, les photos dans la vraie vie, et à plus forte raison quand elles sont accrochées sur un mur au mois d’avril, sont vite rattrapées par le temps qui passe.

Photos : Onito