Nuit poésie
Aïe aïe aïe ! les douze coups de minuit ont déjà sonné, nous sommes samedi… vendredi poésie est finie… enfin, à nous de voir. Et si nous profitions de cette ambiance onirique pour faire de cette nuit notre instant poétique ? Il ne sera pas dédié cette fois-ci à quelques unes de mes strophes, mais consacré à un vrai (enfin !) poète contemporain, également et initialement auteur dramaturge : Fabrice Melquiot.
Alors je sais, aujourd’hui poésie rime souvent avec chianli, léthargie, « pff, tu m’ennuies ! »… Sa simple évocation nous rappelle ces âmes passionnées et clichées cent fois croisées, empruntes d’un lyrisme romantique désuet et exagéré. N’oublions pas que la force de la poésie réside dans sa capacité à dire l’indicible, à imager et rythmer si bien la sensation, qu’on en oublie presque les mots. Précision et concision dans une chanson intime, qui décrit le plus souvent la vision d’un monde, d’une vérité.

Le cas de Fabrice Melquiot semble confirmer le formidable ressort d’Actualité que recèle un poème, dans notre société qui demande constamment de l’instantanéité et de l’intensité émotionnelle. Son œuvre se met en scène la plupart du temps, ses vers servent à concevoir aussi bien des pièces de théâtre que des recueils poétiques, et puis, un poème se dit à voix haute, et s’il est accompagné de corps en mouvement, on approche l’art total. Dépassés les Boileau et Baudelaire, les Hugo et Rimbaud, la poésie est en vie ! Et relègue son avatar le Slam au rang de verbiage ! (ok, j’exagère un peu là… mais bon un peu d’emphase, de lyrisme !…)
